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dimanche 7 juin 2009

Nourriture iranienne

Comme en Turquie, difficile de trouver un menu sans Kebab en Iran. Notre favori était ici le Chelo Kebab (Brochette d’agneau, de bœuf ou de poulet servi avec un enorme plat de riz et deux tomates entières grillées).

Un peu plus exotique déjà, le Dizi: Un plat à base de lentilles, de pommes de terres, d’agneau et de tomates. Le tout est servi dans un petit pot. On met tout d’abord le bouillon de côté, écrase le reste avec un pilon et mange tout ça accompagné de pain azim. Les couteaux ne font pas partie des couverts iraniens.

Dans le même principe de «je mélange tout et je mange le soupe en y trempant du pain», il existe différentes purées de riz, pomme de terre, haricots blancs, viande et légumes.

Pas besoin d’écrire des romans sur les boissons. On vous sert que du thé, de l’eau et des sodas.

Wie in der Türkei darf der Kebab auch auf der iranischen Speisekarte nicht fehlen. Unser Favorit war hier der Chelo Kebab (ein Lamm-, Rinds- oder Pouletspiess serviert mit einem riesigen Teller Reis und zwei grillierten Tomaten).

Ein wenig exotischer dann schon das Dizi: Ein in einem kleinen Behälter serviertes Gericht bestehend aus Bohnen, Kartoffeln, Lammfleisch und Tomaten. Nach Abschütten des Bouillons wird das Ganze mit dem Mörser verstampft. Gegessen wird von Hand (mit Fladenbrot) oder mit dem Löffel. Messer gehören nicht zur iranischen Tischgedeck.

Dem gleichen Prinzip des “ich mische alles und lasse die Flüssigkeit vom Brot aufsaugen” folgend, gibt es verschiedene andere Gerichte bestehend aus Reis, Kartoffeln, Bohnen, Fleisch und Gemüse.

Was die Getränke anbelangt, brauchen wir keinen Roman schreiben. Es gibt Tee, Wasser und Softdrinks.

Etre UNE touriste en Iran

Mon arrive en Iran était remplie d’appréhension, comment vais-je être reçue en tant que femme en Iran ? Voilà une petite description pour que celles qui sont tentées par l’expérience n’hésitent pas !

Tout d’abord il faut savoir que l’Iran est le pays dans lequel je me suis sentie le plus en sécurité depuis notre départ (bien que je ne me sois pas sentie en danger dans les autres !) et ce même lorsque je me suis baladée seule dans la rue (oui c’est possible !).

Les premiers temps ont tout de même été compliqués avant de comprendre et de s’adapter à ce pays. La loi impose aux femmes le port du hijab, défini en Iran comme une tenue couvrant toutes les formes féminines et d’un voile cachant l’ensemble des cheveux. Je me suis rapidement aperçue que cette tenue bien que respectée par toutes les iraniennes n’est pas toujours aussi austère que le voudrait le gouvernement, notamment à Téhéran (les franges en dehors du voile sont à la mode, le « manteau » qui est une sorte de tunique peut être très moulant…). Porter le voile n’a pas été aussi contraignant que je l’imaginais.

Avec les hommes

Les femmes ne doivent pas serrer la main des hommes, j’ai donc du faire très attention à perdre le reflexe de tendre la main lorsque qu’aurait du venir mon tour de saluer quelqu’un… Traditionnellement, les hommes en Iran ne doivent pas parler aux femmes, ni les regarder, sauf si ils sont de la même famille. Qu’un homme parle me parle est considéré comme un manque de respect envers Matthias, envers moi mais surtout un manque de respect envers sa propre femme. Les hommes n’adressaient donc la parole qu’à Matthias d’abord et ne se permettaient de me parler que lorsque j’intervenais dans la conversation. Comme pour tout, il n y a pas de règle sans exception. Les gens qui nous abordaient n’étaient souvent pas les plus conservateurs, j’ai donc souvent pu être moi-même et pu intervenir librement dans les conversations sans problème.

Avec les femmes

Alors que Matthias était tout de suite en train de discuter avec d’autres hommes, les femmes me manifestaient sans cesse leur sympathie par des gestes et des regards discrets. Nous échangions avec les jeunes femmes des regards de connivence et les plus âgées me couvraient de leur sourire de mères protectrices, il est même arrivé qu’elles m’embrassent !

Bien que plus complexe pour une femme qu’un voyage dans un autre pays, un voyage en Iran n’en est que plus intéressant et enrichissant !!

Meine Ankunft in Iran war von Unsicherheiten geprägt: Wie wird man mich empfangen? Nachfolgend eine kleine Bechreibung damit diejenigen, die von einer entsprechenden Reise träumen, nicht zögern !

Zuerst möchte ich festhalten, dass ich mich seit unserer Abreise nirgends so sicher gefühlt habe wie hier (obwhol ich mich auch anderswo nicht in Gefahr fühlte!) und dies sogar wenn ich ganz allein unterwegs war (ja das ist möglich!).

Ich möchte aber nicht verheimlichen, dass die ersten Augenblicke nicht ganz einfach waren. Um mich anzupassen musste ich das Land zuerst ein wenig verstehen. Das Gesetzt schreibt den Frauen das Tragen des Hidschab vor. In Iran bedeuted dies, dass die Kleider die weiblichen Formen und die Haare verdecken müssen. Ich wurde mir allerdings rasch bewusst, dass diese Kleidervorschrift zwar von allen Iranerinnen respektiert, jedoch vor allem in Teheran teilweise sehr freizügig ausgelegt wird (unter dem Kopftuch hervorguckende Haarsträhnen sind der letzte Schrei, die in Theorie die weiblichen Formen verdeckenden Mäntel können sehr figurbetonend sein, …). Das Koftuch zu tragen war denn auch viel einfacher als ich es mir vorgestellt hatte.

Der Kontakt zu den Männern

In der Öffentlichkeit die Hand eines Mannes schütteln führt zu gewisser Verwirrung. Es galt also, den Reflex, bei einer Vorstellungsrunde die Hand auszustrecken, abzulegen… Die Tradition will, dass Männer mit nicht zur Familie gehörenden Frauen nicht sprechen und diese auch nicht anschauen. Dass ein Mann mit mir spricht wird als fehlender Respekt gegenüber Matthias, mir gegenüber und vor allem gegenüber der eigenen Frau interpretiert. Die Männer gingen demzuolge immer zuerst auf Matthias zu und erlaubten sich erst dann mit mir zu sprechen, wenn ich das Wort ergriff. Wie überall gibt es natürlich auch hier Ausnahmen. Da die Leute die uns ansprachen nicht die Konservativsten waren, konnte ich oft mich selbst sein und mich problemlos an den Gesprächen beteiligen.

Der Kontakt zu den Frauen

Während Matthias sofort in Gespräche mit anderen Männern verwickelt war, bekundeten mir die Frauen ihre Sympathie mit Gesten und Blicken. Mit den jungen Frauen tauschten wir komplizenhafte Blicke aus und die älteren Frauen überdeckten mich mit ihren beschützenden, mutterhaften Lächeln oder sogar Küsschen.

Wenngleich für eine Frau ein wenig schwieriger als eine Reise in ein anders Land, ist ein Aufenthalt im Iran umso bereichernder!

jeudi 4 juin 2009

Mashhad

Nous avons rejoint Mashhad en traversant l’Iran d’ouest en est par le train dans l’idée de faire une visite rapide au plus grand site de pèlerinage d’Iran, le mausolée de l’Imam Reza*.

D’apparence assez modeste depuis l’extérieur, ce que l’on découvre à l’intérieur nous a plongé dans une stupéfaction indescriptible. Des milliers de pèlerins ainsi que des monuments inégalés nous ont donnés le vertige l’espace de quelques heures et ont bousculés notre programme du lendemain (il fallait que l’on y retourne pour y croire !).

*Une grande partie des chiite croient que la succession legitime du prophete Mahomet revient à 12 Imams. L’Imam Reza est le seul à être enterré en Iran.

Nach einer siebenstündigen Zugfahrt von West nach Ost gelangten wir nach Mashhad, wo wir dem Grabmal des Imam Reza*, dem grössten iranischen Pilgerort, einen kurzen Besuch abstatten wollten.

Während der Gebäudekomplex von aussen recht kalt liess, verursachten im Inneren tausende Pilger und Monumente die ihresgleichen suchen Schwindelgefühle und warfen unser Reiseprogramm für den nächsten Tag über den Haufen (um zu glauben, was wir gesehen hatten bedurfte es einer zweiten Besichtigung!).

*Nach einem Grossteil der schiitischen Gemeinschaft ging die legitime Nachfolge des Propheten Mohammed an 12 Imame über. Einzig der Imam Reza ruht in Iran.

Kashan – Teheran

Après la découverte du désert aux alentours de Yazd et un court séjour à Kashan, nous avons une fois de plus plongé dans l’univers de Téhéran.

Comme promis, voici la suite de la liste des « must » touristiques de Téhéran :
- Green et le white palace (ancienne résidence du Shah et pouvant servir pour des idées déco, cf photo)
- Tombe de l’imam Khomeini et Behesht-e Zahra (cimetière principal de la guerre Iran-Iraq 1980 à 1988)
- Musée national iranien
- Traditionnelle petite visite à l’ambassade (nous sommes acceptés au Tadjikitan !)
- 2ème expérimentation des transports téhéranais, ça y est on est des pros !

Nach der Erkundung der Wüste in der Region von Yazd und einem kurzen Aufenthalt in Kashan, tauchten wir erneut in das teheranische Universum ein.

Für den aufmerksamen Leser, nachfolgend die Fortsetzung der “Teheran-High-Lights-Liste”:
- Green und White Palaces (ehemalige Residenz des Schas, inspirierend für kreative Wohnungseinrichtungen – vgl. Fotos)
- Grabmal des Imam Khomeini und Behesht-e Zahra (wichtigster Friedhof des Iran-Irak-Krieges, 1980-1988)
- Iranisches Nationalmuseum
- Traditionsgemässer Besuch auf der Botschaft (wir haben unser Tadjikistan-Visa!)
- Testen der teheranischen Verkehrsmittel (wir sind jetzt Profis!)

mercredi 27 mai 2009

Problème technique

Gestern haben wir auf CNN gehört, die iranischen Behörden hätten den Zugriff auf Facebook untersagt. Grund dafür sei, dass der reformerische Kandidat Mussawi auf der Plattform Wahlkampf betrieben habe. Heute mussten wir nun feststellen, dass auch der Zugriff auf Flickr nicht mehr funktioniert. Es gibt deshalb bis auf Weiteres keine neuen Bildli mehr… Sorry!

Hier, nous avons entendu sur CNN que les autorités iraniennes auraient bloqué l’accès à Facebook. La raison serait que le candidat réformiste Mussawi aurait utilisé la plateforme pour sa campagne éléctorale. Aujourd’hui on a du constater que l’accès à Flickr ne marche plus non plus. Désolé, il n’y aura donc plus de nouvelles photos publiées pour le moment !

Yazd

Située au milieu du désert, Yazd n'a pas été sans nous rappeler des images de villes d’Afrique de l’Ouest : des maisons en argile dans des ruelles sinueuses, une chaleur écrasante, le vent recouvrant la ville de sable… on n’a pas besoin de vous préciser qu’on adore…! Ce que nous avons découvert au-delà de cela, ce sont les inventions, qui ont permis aux iraniens, depuis des centaines d’années, d’améliorer leur quotidien, voir même, de vivre dans ce milieu hostile.

- Les «Badgirs» : lorsque nous levons la tête dans la ville nous découvrons des espèces de grandes cheminées très larges qui sont en réalité des «attrapeuses de vent». Il s’agit d’un système de clim’ naturel ! Lorsque il n’y a pas de vent et que les temperatures intérieures sont plus élevées que les températures extérieures, l’effet cheminée s’installe. Lorsque il y a du vent, ces tours récupèrent le moindre petit souffle d’air et le redirigent à l’intérieure des maisons. On a testé par 40°, on a envie de faire une petite sieste dessous !

- Les «Qanats» : depuis au moins 2000 ans les iraniens ont creusé ces tunnels pouvant se situer à plus de 100 mètres sous la terre afin d’approvisionner les champs et la ville en eau. Il fallait que les qanats soient assez grands pour y travailler et qu’ils soient toujours inclinés afin que l’eau s’écoule. Ils devaient également creuser des cheminées d’accès tous les quelques mètres. Il y a plus de 30 000 qanats en Iran et sont toujours importants dans le système d’approvisionnement en eau du pays.

Mitten in der Wüste gelegen hat uns Yazd gewisse Bilder aus Afrika in Erinnerung gerufen: Häuser aus Lehm, enge, verschlungene Gassen, sengende Hitze, mit dem Wind in die Stadt getragener Sand… Um das Leben in dieser recht unfreundlichen Umgebung etwas angenehmer zu gestalten, hat der Erfindungsgeist der Leute hier das eine oder andere technische Meisterwerk zum Vorschein gebracht:

- Die «Badgirs»: Das Stadtbild ist geprägt von diesen als «Windfänger» dienenden Kaminen. Es handelt sich dabei um natürliche Klimaanlagen! Herrschen im Gebäude höhere Temperaturen als ausserhalb und weht kein Wind, wirkt der Kamineffekt. Weht hingegen ein Wind, so strömt dieser durch die Kamine nach innen. Wir haben’s bei 40°C getestet und können bestätigen, dass es funktioniert!

- Die «Qanats» : Seit mehr als 2000 Jahren graben die Iraner von Hand Kanäle (teilweie mehr als 100m unter der Erdoberfläche) um die Wasserversorgung von Städten und Feldern sicherzustellen. Heute gibt es im Iran ca. 30'000 solcher Konstruktionen. Die Bedeutung für die Wasserversorgung des Landes ist immer noch beachtlich.

Shiraz et Persepolis

Nach den herzlichen Begegnungen im Nachtzug von Tehran nach Esfahan, wurden wir auf der Busfahrt von Esfahan nach Shiraz durch schöne Landschaften verwöhnt. Mit weiterem Vordingen nach Süden wurden die grünen Abschnitte immer seltener und kurz vor Shiraz waren wir endgültig in der Wüste angelangt. Dies überraschte umso mehr, träumten wir vor wenigen Tagen doch noch davon, die von Teheran aus sichtbaren Alborz-Schneeberge heruterzucarven…

Im Gegensatz zu Esfahan überrumpelte uns Shiraz dann wenigsten nicht schon zu Beginn so massiv mit geballter Schönheit. Der Charme der Stadt lag eher in der in den Abendstunden aufkommenden Stimmung. Dann drängte ganz Shiraz auf die Strassen und den Basar! Tagsüber schienen sich die Menschen in ihren Häusern zu verkriechen. Nach der Besichtigung einiger historischer Gebäude und Gärten konnten wir das auch absolut nachvollziehen!

Nachdem wir in der Türkei die Baukunst der Griechen und der Römer bestaunt hatten, sahen wir uns am nächsten Tag verpflichtet, Persepolis, der Prunkstadt der Perser, einen Besuch abzustatten. Die Stadt entstand zwischen ca. 500 und 350 v. Chr. und wurde um 330 v. Chr. von Alexander dem Grossen niedergbrannt. Wir besuchten die Stätte an einem Freitag und mussten die Ausgrabungsstädte deshalb mit ein paar iranischen Wochenend-Touristen teilen. Das Traumschiff von Efes schien aber zum Glück woanders vor Anker zu liegen…

Obwohl Alexander seine Arbeit gut gemacht hat (viel steht nicht mehr), lassen die wieder aufgrichteten Säulen, die Tore zu den einstigen Palästen und die die Treppenaufgänge schmückenden Reliefs erahnen, wie vor 2500 Jahren Macht zum Ausdruck gebracht wurde…

Après les rencontres chaleureuses du train de nuit entre Teheran et Esfahan, nous avons cette fois-ci, une fois de plus, été gâtés par les paysages. Plus nous nous sommes rapprochés de Shiraz, plus les paysages sont devenus désertiques. Le dépaysement est d’autant plus important qu a Téhéran nous rêvions encore d aller skier dans les montagnes enneigées aux portes de la ville.

Comparé à Esfahan, à Shiraz nous n’avons pas été submergés par la beauté des lieux dès le départ. Cependant nous avons vite compris que son charme résidait davantage derrière les grands murs bordant les rues souvent désertes jusqu’en début de soirée. Lorsque nous avons passé les grilles des maisons anciennes, toutes nous ont révélées des jardins (« bagh-e ») arborées avec de grands bassins.

Après avoir admiré le savoir faire des grecs et des romains en Turquie, nous nous sentions obligés d’aller rendre visite à Persépolis, la ville phare du 1er empire Perse. Nous avons visité la ville le vendredi et on a par conséquence avons du partager le site avec quelques touristes iraniens en week-end. La croisière s’amuse d’Ephese avait heureusement posé son ancre ailleurs ! La ville est née entre 500 et 350 av JC et a été brulé par Alexandre le Grand en 330 av JC.

Bien qu’il ait effectué son travail à merveille (il n’y a plus grand chose debout), les colonnes érigées à nouveau, les portes des palais ainsi que les fresques laissent imaginer la manière dont le pouvoir était exprimé il y a 2500 ans.

dimanche 24 mai 2009

Esfahan

Il y a des endroits que l’on quitte en se disant que l’on reviendra - Esfahan est un de ceux-là. Mis à part le Bazar et les belles mosquées, c’est surtout l’Imam Square qui nous a envouté. Un habitant ayant vécu 10 ans à l’étranger nous a confié « you know, you become addicted to the square » - on confirme. Ce n’est pas uniquement sa taille (deuxième plus grande place du monde) mais surtout l’ensemble des mosquées, palais et arcades qui nous a donné la chaire de poule…

Un autre atout indéniable ce sont ses habitants (constatation jusqu’à présent valable pour l’ensemble de l’Iran). Les gens n’ont pas arrêté de nous sourire, de nous souhaiter la bienvenue et de nous interpeler pour faire découvrir aux néophytes que nous sommes les secrets d’Esfahan et de l’Iran. Le soir, a huit-clos chez l’habitant, on a commencé également à nous introduire dans les joies et frustrations des Iraniens. Fortement intéressant mais beaucoup trop politique pour un blog comme le notre. On peut juste vous dire que les jeunes ne se privent pas de tout ce qui est officiellement interdit par le gouvernement…

Es gibt Orte die verlässt man mit dem Wissen darum, eines Tages zurückzukehren. Esfahan ist ein solcher Ort. Neben dem Basar und den schönen Moscheen hat hauptsächlich der Imam-Square unsere Begeisterung geweckt. Ein nach zehn Jahren in Neuseeland zurückgekehrter Esfahani hat uns denn auch anvertraut, dass dieser Ort abhängig macht. Wahrscheinlich hat er Recht. Dabei ist es nicht die schiere Grösse (weltweit zweitgrösster Platz), sondern das Ensemble der Paläste, Portale und Moscheen aus der Blütezeit des Persischen Reiches, die für die Hühnerhaut verantwortlich zeichnen.

Ein weiteres High-light Esfahans sind zweifelsohne seine Einwohner (gilt bisher übrigens für den ganzen Iran). Unzählige Menschen schenken uns ein Lächeln, heissen uns in ihrem Land willkommen und bieten an, uns in die Geheimnisse Esfahans und des Irans einzuführen. Am Abend, zuhause bei den Einheimischen und hinter verschlossenen Türen, werden sogar intime Details zu den Freuden und Leiden der Iraner preisgegeben. Sehr intressant aber viel zu politisch für unseren Blog. Wir verraten an dieser Stelle nur, dass auch hier die jungen Leute nicht auf alles verzichten was durch die Regierung verboten ist…

Téhéran

Teheran, das sind 15-18 Millionen Menschen, 3 Millionen Autos und Mofas, eine 20km lange «Hauptstrasse», … Als Europäer fühlt man sich da zuerst ein wenig verloren. Nach der dritten unfallfreien Strassenüberquerung beginnt die Angst sich jedoch zu verflüchtigen und nach der Zehnten kommt schon so etwas wie ein Glücksgefühl auf...

Ansonsten lohnt wie bei allen grossen Städten ein Blick von oben (die Stadtgrenze wird hier erst bei Nacht sichtbar), zielloses Busfahren (die Frauen steigen hier hinten ein, die Männer vorne), Schlendern über die Shopping-Meile (für einmal gibt es nur Männermode in den Schaufenstern), Entspannen bei einem Drink (die Suche nach einem gemütlichen Kaffee gleicht der Suche einer Nadel im Heuhaufen), Nachtessen in einem lokalen Restaurant (fragt man nach dem Weg wird man von Einheimischen zum Essen eingeladen), …

An Sehenswertem zu bieten hat die Stadt vor allem:

- Ein von oben bis unten mit wertvollen Klunkern vollgestopftes Museum (Museum of Jewels)
- Nette Parks
- Erstaunlich viele Kirchen
- Paläste aus der Zeit der Schahs
- Botschaften (Frankreich, Schweiz, Tadjikistan, Turkmenistan) – Sophie hat ihr Post-It erforgreich gegen ein Turkmenistan-Visa eingetauscht
- … die Liste wird nach dem nächsten Besuch verfollständigt (wir müssen noch einmal zurück, um unsere Tadjikistan-Visas abzuholen)

Téhéran, ce sont 15 à 18 millions d’habitants, 3 millions de voitures et de motos, une rue principale de 20 Km de long…. en tant qu’Européen, on s’y sent un peu perdu au début ! Après avoir traversé la route trois fois sans accident, on s’y sent cependant déjà plus en sécurité et après la dixième, on commence à prendre son pied !

Sinon, comme dans toutes grandes villes, ça vaut le coup de monter sur une colline pour voir d’en haut (ici le bout de la ville n’est visible que de nuit), de se promener en bus (les femmes montent derrière, les hommes devant), de faire un peu de shopping (pour une fois il n’y a que des boutiques pour hommes), de reprendre des forces en buvant un verre (la recherche d’un café sympathique est un travail de Titan), et de diner dans un restaurant local (quand on demande notre chemin on se fait inviter à diner)…

Les principales attractions touristiques sont :
- Un musée rempli de haut en bas de bijoux précieux du trésor national (museum of Jewels)
- Des parcs sympathiques
- Etonnamment beaucoup d’églises
- Des palais du temps des Shahs
- Des ambassades (France, Suisse, Tadjikistan, Turkménistan) – ça y est Sophie a échangé son Post-it contre un visa Turkmène
- … la liste sera complétée après la prochaine visite (on doit y retourner pour récupérer nos visas Tadjikes)

Dogubayazit – Tabriz

Aufbruch in Richtung Iran, dem Land von Ahmadinejad, der Amerika-Fahnen verbrennenden Demonstranten und der in den Tjador eingewickelten Frauen…

Los geht’s also mit dem Minibus, vorbei an Panzern der türkischen Armee, in Richtung der meistbenutzten iranischen Grenze – ausser uns und ein paar Lastwagen ist da keiner. Vor dem Verlassen der Türkei noch schnell die letzten türkischen Lira wechseln (die sind im Iran wertlos) und prüfen, ob der Geldgurt richtig sitzt (Geld abheben in der Islamischen Republik ist nämlich nicht, und so trampen wir mit Noten für die nächsten paar Wochen durch die Gegend). Ein Abschieds-Stempel und ein letztes “Güle Güle”, Auf Wiedersehen, auf türkischer Seite. Traversieren einer mehrere Meter hohen Schiebetür aus Stahl, die, kaum sind wir durch, auch schon wieder zufällt.

Ist es nicht schön zuhause ?

Ja, aber im Iran ist es auch gar nicht so übel! Nur wenige Stunden nach diesen dramatischen Ereignissen liegen wir unverletzt und als Multimilionäre (wir besitzen immerhin 2’600’000 Rials) auf dem Bett! Was in der Zwischenzeit sonst noch so geschah:

- Nach der Schiebetür aus Stahl hat uns ein für Touristen zuständiger Grenzbeamter mit Landkarten beschenkt, uns auf seinem Computer Photos von seiner Heimatstadt gezeigt und sämtliche unsere Fragen beantwortet
- Der aufgrund des etwas zu lange geratenen Schwatzes an der Grenze verpasste Bus (es war der Letzte), wurde per Mobiltelefon angehalten und mit dem Taxi eingeholt (30 Minuten Taxi fahren kostet ca. 2 Franken)
- Die letzte Stunde wurde in der Strasse verplaudert, mit irgendwelchen wildfremden Iranern, die einfach nur ein wenig über Gott und die Welt reden wollten
- … wir könnten schon nach einem halben Tag in diesem Land einen Roman schreiben

Départ en direction de l’Iran, le pays d’Ahmadinejad, des gens brulant des drapeaux américains et des femmes enveloppées dans leur Tchador …

En minibus, passant à côté des chars de l’armée Turc en direction de la frontière la plus fréquentée d’Iran – en dehors de nous et de quelques camions, il n’y a personn. Avant de quitter la Turquie, on échange vite les dernières Lires (elles sont sans valeur en Iran) et on vérifie que la ceinture d’argent soit bien attachée (retirer de l’argent avec une carte bancaire étrangère n’est pas possible en République Islamique d’Iran, on se ballade donc avec tout notre argent sur le ventre pour les prochaines semaines). Un tampon sur notre passeport et un dernier “Güle Gûle », au revoir, du côté turc, traversée d’une porte en acier de plusieurs mètres de haut qui se referme instantanément après notre passage.

Vous n’êtes pas bien à la maison?

Oui mais on est aussi très bien en Iran! Quelques heures après ces événements dramatiques, nous sommes couchés sains et saufs dans notre lit et sommes multimillionnaires (oui on possède 2 600 000 Rials !). Voici quelques extraits de ce qui s’est passé entre temps :

- Après la porte en acier, un officiel responsable des touristes nous a accueilli, nous a offert des cartes de l’Iran, nous a montré des photos de sa ville natale sur son ordinateur et a répondu à toutes nos questions sur son pays
- Le dernier bus que l’on a raté à cause du temps que nous a demandé cet accueil chaleureux, nous a attendu et a été rattrapé en taxi (30 minutes en taxi coutent à peu près 1€50)
- Avant de rentrer à l’hôtel, on a parlé du monde, pendant une heure, avec des iraniens rencontrés dans la rue
- … après une demi-journée dans ce pays on pourrait déjà écrire un roman.