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lundi 28 septembre 2009

Nourriture Cambodgienne

L’unique souvenir de tous les plats cambodgiens que l’on a pu goûter nous met l’eau à la bouche… En voici quelques exemples :

- L’« Amoc » : morceaux de filets de poissons dans du lait de coco au curry avec de la « l’herbe de citron » cuisiné dans une feuille de bananier et servi dans le meilleur des cas dans une noix de coco… c’était notre choix un repas sur deux
- Le « Khmer Barbecue » : on vous apporte un petit « volcan » sur votre table (dixit), sorte de petit barbecue de table. Au sommet de ce « volcan » est déposé un petit morceau de gras qui s’écoule tout au long pendant le repas. Sur les bords du « volcan », on dépose légumes et viandes à faire revenir avant de déguster
- La soupe « Chnnang dei » (cuisine ta propre soupe): on vous apporte encore une fois sur votre table un petit fait-tout rempli d’un bouillon et un réchaud. Les différents légumes, viandes, nouilles, peaux de poulets et herbes aromatiques vous sont apportés séparément et vous faites vous-même votre soupe sur la table !

En ce qui concerne les boissons, pas de grande découverte. La bière nationale s’appelle bien évidement «Angkor».

Schon alleine die Erinnerung an die verschiedenen kambodschanischen Speisen lässt uns das Wasser im Mund zusammenlaufen… Nachfolgend ein paar Beispiele:

- Der Amok: Im Bananen-Blatt zubereitetes Fisch-Filet serviert in Kokosnuss-Curry-Sauce
- Das Khmer Barbecue: Auf dem Tisch steht ein vulkanförmiger Tisch-Grill auf den du dann nach Belieben Fleisch und Gemüse packst…
- Die «chnnang dei» Suppe (koch deine eigene Suppe): Auf dem Tisch steht dieses Mal ein Kocher und darauf eine Pfanne mit einem Bouillon. Es werden dann verschiedene Gemüse, Fleisch, Nudeln, Poulet-Häute und Gewürze gebracht und jeder kocht am Tisch seine eigene Suppe

In Sachen Getränke gibt es nicht viel neues zu Berichten. Das nationale Bier heisst selbstverständlich «Angkor».

Battambang

Pour nous rendre à Battambang, nous avons encore emprunté notre mode de transport favori de ces dernières semaines, le bateau : 6 heures de véritable spectacle ! L’itinéraire de notre embarcation a longé des villages flottants ou sur pilotis, des couloirs d’eau étroits entourés de végétation qui ne finissait jamais à l’horizon, le tout accompagné par les cigognes (cf film).

Battambang situé au bord de la rivière Sangker, possède de belles maisons coloniales, des temples et… le bamboo-train ! Après avoir essayé le bamboo-boat en Chine, il fallait qu’on tente le bamboo-train ! Pour faire un bamboo-train : prenez un cadre de lit avec des lattes en bambou et mettez dessus un petit moteur (de type tondeuse), prenez deux essieux avec des roues, emboitez le cadran de lit sur les roues et disposez tout ça sur les rails d’un train qui se fait rare… lancez votre bolide à 40 km à l’heure et cela en fait un réel moyen de transport pour toute la population. Aucun problème en cas de croisement de deux bamboo-train, l’un des deux est démonté en quelques instants pour dépasser puis on réembarque (cf film)!

P.S : Battambang est d’ailleurs la deuxième plus grande ville du Cambodge : 140 000 habitants. C’est là que l’on réalise que 80% des 17 millions de Cambodgiens sont ruraux.

Um nach Battambang zu gelangen, haben wir ein weiteres Mal auf ein Boot - in den letzten Wochen unser Lieblingsverkehrsmittel - zurückgegriffen. Die sechsstündige Fahrt führte entlang von schwimmenden Dörfern und durch eine Vegetation, die stellenweise am Weiterkommen zweifeln liess… ein wahres Spektakel! (siehe Film)

Die Stadt liegt am Fluss Sangker, besitzt ein paar sehr schöne Kolonialgebäude und Tempel sowie … einen Bambus-Zug! Nach unserer Bambus-Boot-Erfahrung in China konnten wir uns dies natürlich nicht entgehen lassen. So entsteht ein Bambus-Zug: Man nehme einen Bettkasten, schraube ein paar Bambus-Latten und einen kleinen Motor (Stil Rasenmäher) darauf, setze das Ganze auf zwei zweirädrige Achsen, suche sich einen nicht mehr sehr intensiv genutzten Streckenabschnitt des staatlichen Eisenbahnnetzes... und fertig ist das Personen- und Güterverkehrsmittel. Auch Kreuzen ist kein Problem. Passagiere und Gepäck abladen, einen der beiden Züge mit wenigen Handgriffen demontieren, kreuzen, Zug zusammenbauen und wieder auf halsbrecherische 40km/h beschleunigen… (siehe Film)

P.S.: Im 17 Millionen Einwohner zählenden Kambodscha ist Battambang mit 140’000 Einwohnern die zweitgrösste Stadt. 80% der Leute Leben auf dem Land.

Siem Reap et les Temples d’Angkor

Mit der Besichtigung der Tempel von Angkor ging ein weiterer Reise-Traum in Erfüllung und wie so oft, wurden einmal mehr sämtliche Erwartungen übertroffen!

Angkor bildete von 802 bis1432 n.Chr. das Zenrum des Khmer-Königreiches. Als Suryavarman II während der Blütezeit des Reiches (um 1100) Angkor Wat errichtete, lebten hier rund eine Million Menschen. London zählte zur gleichen Zeit gerade einmal 50’000 Einwohner.

Der Schlüssel zum Erfolg des Reiches war die Errichtung von ausgeklügelten Bewässerungssystemen. Der Niedergang des Reiches lässt sich hauptsächlich durch Umweltprobleme (Austrocknen der Wasserreservoire und Versandung der Kanäle), religiöse Konflikte, Grössenwahn sowie kriegerische Angriffe durch Thailand und Vietnam, erklären.

Die Mehrzahl der Tempelanlagen waren hinduistischen Göttern gewidmet, vor allem Shiva, seltener auch Vishnu und Brahma. Neben den Heiligtümern die einzelnen Göttern geweiht waren, finden sich in Angkor eine Vielzahl von Reliefs mit Darstellungen verschiedener Szenen aus der hinduistischen Mythologie, insbesondere aus dem Ramayana (indisches Nationalepos).

Die Tempelanlagen folgten einer kosmologischen Konzeption: Die Erde ist ein von Gebirgsketten umgebenes Viereck. Jenseits dieses Gürtels dehnen sich unendlich weit die mythischen Ozeane aus. In der Mitte des Vierecks steht die Weltachse, der Berg Meru, der Sitz der Götter. Eine Grosszahl der Tempel wird auch heute noch für religiöse Zwecke genutzt.

Mit dem Tuk-Tuk duch das riesige Gelände zu düsen, die verschiedenen Tempel und die unglaubliche Gewalt der die Kunstwerke verschlingenden Natur zu entdecken, ist ein unbeschreibliches Erlebnis.

Avec la visite des temples d’Angkor, un autre rêve de voyage s’est réalisé, et comme si souvent, c’était encore bien mieux que ce à quoi nous nous attendions !

Angkor formait le centre du royaume Khmer de 802 à 1432 après JC. Quand Suryavarman II a construit Angkor Wat, pendant l’apogée du royaume vers 1100, près d’un millions de personnes habitaient ici. Londres comptait 50000 habitants à la même date.

La clé du succès du royaume était la construction de systèmes d’irrigation sophistiqués. Sa chute s’explique surtout par des problèmes écologiques (assèchement des réservoirs d’eau et destruction des canaux), des conflits religieux, la mégalomanie des rois, ainsi que des attaques de la Thaïlande et du Vietnam.

La majorité des temples était dédiée à des Dieux Hindous, essentiellement Shiva et parfois Vishnu ou Brahma. Mis à part ces derniers, on trouve également un grand nombre de reliefs avec des représentations de scènes mytologiques Hindous issus surtout du Ramayana (un des écrits fondamentaux de l'hindouisme et de la civilisation indienne).

Les temples suivent une conception cosmologique : la terre est un carré entourée de chaines de montagnes au delà desquelles s’étendent les océans mythiques. Au milieu du carré se trouve l’axe du monde, le mont Meru, le siège des Dieux. Un grand nombre de temples est encore aujourd’hui utilisé pour des cérémonies religieuses.

Traverser l’énorme site en Tuk-tuk, découvrir les temples et l’incroyable force de la nature qui dévore ces oeuvres artistiques est une expérience indescriptible.

Phnom Penh

Phnom Penh, ville à l’atmosphère sympathique, où on peut diner au bord du Mekong ou voir le coucher du soleil sur le lac Boeng Kak, visiter des palais royaux et des temples,…

Cependant, ce qui nous a le plus marqué à été bien différent de ce qu’est Phnom Penh aujourd’hui. Cela peut se comprendre par ce poème sur le régime de Pol Pot, lu au Tuol Sleng Museum (ancienne prison utilisée par les Khmers Rouges où des milliers de personnes ont été torturées avant souvent d’être exécutées) :

Mit seinen zahlreichen Tempeln und Palästen, den Bistrots am Mekong und den Sonnenuntergängen am Boeng Kak-See, ist Phnom Penh eine recht attraktive und angenehme Hauptstadt.

Am meisten geprägt haben uns hier jedoch die Spuren aus der jüngeren Vergangenheit. Das Tuol-Sleng Museum (ehemaliges Gefängnis, in welchem die Roten Khmer tausende von Menschen gefoltert haben) und die Killing Fields von Choeung Ek (wo die Menschen im Anschluss an den Gefängnisaufenthalt hingerichtet wurden) sind eindrückiche Zeugen aus dieser Zeit. Im Museum ist unter anderem folgendes Gedicht an uns hängen geblieben:


The New Regime

No religious rituals, No religious symbols, No fortune tellers, No traditional healers, No paying respect to elders, No social status. No titles.

No education, No training, No school, No learning, No books, No library, No science, No technology, No pens, No paper.

No currency, No bartering, No buying, No selling, No begging, No giving, No purses, No wallets.

No human rights, No liberty, No courts, No judges, No laws, No attorneys.

No communications, No public transportation, No private transportation, No traveling, No mailing, No inviting, No visiting, No faxes, No telephones.

No social gatherings, No chitchatting, No jokes, No laughter, No music, No dancing.

No romance, No flirting, No fornication, No dating, No wet dreaming, No masturbating, No naked sleepers, No bathers, No nakendness in showers, No love songs, No love letters, No affection.

No marrying, No divorcing, No martial conflicts, No fighting, No profanity, No cursing.

No shoes, No sandals, No toothbrushes, No razors, No combs, No mirrors, No lotion, No make up, No long hair, No braids, No jewelry, No soap, No detergent, No shampoo, No knitting, No embroidering, No colored clothes, except black, No styles, except pajamas, No wine, No palm sap hooch, No lighters, No cigarettes, No morning coffee, No No afternoon tea, No snacks, No desserts, No breakfast (sometimes no dinner).

No mercy, No forgiveness, No regret, No remorse, No second chances, No excuses, No complaints, No grievances, No help, No favors, No eyeglasses, No dental treatment, No vaccines, No medicines, No hospitals, No doctors, No disabilities, No social diseases, No tuberculosis, No leprosy.

No kites, no marble, No rubber bands, No cookies, No popsicle, No candy, No playing, No toys, No lullabies, No rest, No vacations, No holidays, No weekends, No games, No sports, No staying up late, No newspapers.

No radio, No TV, No drawing, No painting, No pets, No pictures, No electricity, No lamp oil, No clocks, No watches.

No hope, No life,
A third of the people didn’t survive.
The regime died.

Sarith Pou in Corpse Watching