Aufbruch in Richtung Iran, dem Land von Ahmadinejad, der Amerika-Fahnen verbrennenden Demonstranten und der in den Tjador eingewickelten Frauen… Los geht’s also mit dem Minibus, vorbei an Panzern der türkischen Armee, in Richtung der meistbenutzten iranischen Grenze – ausser uns und ein paar Lastwagen ist da keiner. Vor dem Verlassen der Türkei noch schnell die letzten türkischen Lira wechseln (die sind im Iran wertlos) und prüfen, ob der Geldgurt richtig sitzt (Geld abheben in der Islamischen Republik ist nämlich nicht, und so trampen wir mit Noten für die nächsten paar Wochen durch die Gegend). Ein Abschieds-Stempel und ein letztes “Güle Güle”, Auf Wiedersehen, auf türkischer Seite. Traversieren einer mehrere Meter hohen Schiebetür aus Stahl, die, kaum sind wir durch, auch schon wieder zufällt.
Ist es nicht schön zuhause ?
Ja, aber im Iran ist es auch gar nicht so übel! Nur wenige Stunden nach diesen dramatischen Ereignissen liegen wir unverletzt und als Multimilionäre (wir besitzen immerhin 2’600’000 Rials) auf dem Bett! Was in der Zwischenzeit sonst noch so geschah:
- Nach der Schiebetür aus Stahl hat uns ein für Touristen zuständiger Grenzbeamter mit Landkarten beschenkt, uns auf seinem Computer Photos von seiner Heimatstadt gezeigt und sämtliche unsere Fragen beantwortet
- Der aufgrund des etwas zu lange geratenen Schwatzes an der Grenze verpasste Bus (es war der Letzte), wurde per Mobiltelefon angehalten und mit dem Taxi eingeholt (30 Minuten Taxi fahren kostet ca. 2 Franken)
- Die letzte Stunde wurde in der Strasse verplaudert, mit irgendwelchen wildfremden Iranern, die einfach nur ein wenig über Gott und die Welt reden wollten
- … wir könnten schon nach einem halben Tag in diesem Land einen Roman schreiben
Départ en direction de l’Iran, le pays d’Ahmadinejad, des gens brulant des drapeaux américains et des femmes enveloppées dans leur Tchador …En minibus, passant à côté des chars de l’armée Turc en direction de la frontière la plus fréquentée d’Iran – en dehors de nous et de quelques camions, il n’y a personn. Avant de quitter la Turquie, on échange vite les dernières Lires (elles sont sans valeur en Iran) et on vérifie que la ceinture d’argent soit bien attachée (retirer de l’argent avec une carte bancaire étrangère n’est pas possible en République Islamique d’Iran, on se ballade donc avec tout notre argent sur le ventre pour les prochaines semaines). Un tampon sur notre passeport et un dernier “Güle Gûle », au revoir, du côté turc, traversée d’une porte en acier de plusieurs mètres de haut qui se referme instantanément après notre passage.
Vous n’êtes pas bien à la maison?
Oui mais on est aussi très bien en Iran! Quelques heures après ces événements dramatiques, nous sommes couchés sains et saufs dans notre lit et sommes multimillionnaires (oui on possède 2 600 000 Rials !). Voici quelques extraits de ce qui s’est passé entre temps :
- Après la porte en acier, un officiel responsable des touristes nous a accueilli, nous a offert des cartes de l’Iran, nous a montré des photos de sa ville natale sur son ordinateur et a répondu à toutes nos questions sur son pays
- Le dernier bus que l’on a raté à cause du temps que nous a demandé cet accueil chaleureux, nous a attendu et a été rattrapé en taxi (30 minutes en taxi coutent à peu près 1€50)
- Avant de rentrer à l’hôtel, on a parlé du monde, pendant une heure, avec des iraniens rencontrés dans la rue
- … après une demi-journée dans ce pays on pourrait déjà écrire un roman.
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